Dopage dans le cyclisme : les secrets dévoilés du système qui fait trembler les coureurs

Dopage dans le cyclisme : plongée dans les coulisses d’un système

Le dopage est un sujet récurrent dans les discussions entre sportifs, en particulier les cyclistes. Les actualités nous offrent souvent des opportunités pour en parler. Cependant, ces discussions se limitent souvent à des questions de suspension, à vie ou non, ou à des débats sur le bien et le mal.

Dans cet article spécial sur le dopage, nous explorerons les raisons qui poussent certains athlètes à se doper, les méthodes qu’ils utilisent, comment ils réussissent à échapper aux contrôles antidopage et si la lutte antidopage est réellement efficace.

Le dopage : une solution face à l’inégalité entre les individus ?

Le dopage consiste à utiliser des substances et des méthodes illégales pour améliorer ses performances physiques et physiologiques dans le sport. Cela peut sembler simple : surpasser les autres. Cependant, si l’on creuse un peu, on peut voir que pour certaines personnes, c’est aussi un moyen de dépasser leurs propres limites.

Il faut admettre que, même si la génétique ne fait pas tout, plus de 70 gènes ont été identifiés comme jouant un rôle dans les performances sportives. Il est clair que nous ne sommes pas tous égaux en termes de capacités que la nature nous a données. Certains athlètes pourront s’entraîner aussi dur que Kipchoge et ne parviendront jamais à réaliser un marathon en 2 h 15 !

Cependant, ne nous trompons pas, si cela peut expliquer le recours à la tricherie, il faut reconnaître que les motivations derrière le dopage sont multiples, variées et très personnelles. Cependant, lorsque l’on met en compétition des êtres humains (ego) et/ou qu’il y a des enjeux financiers (avidité, survie), le dopage n’est jamais loin.

Certains sports semblent plus touchés — les sports d’endurance comme le triathlon, de force — mais aucun sport n’y échappe vraiment, pour les raisons que nous avons évoquées. Par exemple, lors des Jeux Olympiques de Pyeongchang, le médaillé de bronze en curling a été contrôlé positif au meldonium.

Les sports techniques prétendent parfois qu’ils sont justement « techniques » afin d’écarter toute suspicion de dopage. Pourtant, nous savons tous que la technique et la précision d’un mouvement se détériorent avec la fatigue, ce qui explique leur intérêt à utiliser des produits pour limiter cet état. Dans les sports de précision, l’utilisation de bêtabloquants est également très répandue, tout comme chez certains virtuoses.

Le dopage ne serait pas efficace à long terme et ne pourrait pas se substituer à un véritable entraînement

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Il est courant d’entendre dire que le dopage n’est pas aussi efficace qu’on le pense. Cependant, il est important de souligner que les sportifs qui se dopent prennent le risque de mettre fin à leur carrière, de perdre tous leurs sponsors et de subir les conséquences sociales d’une suspension. Si le dopage n’apportait aucun bénéfice, personne ne prendrait un tel risque.

Une autre idée fausse répandue est que les effets des substances dopantes sont temporaires. Cela peut être vrai pour les produits améliorant les capacités cardiovasculaires, comme l’EPO, mais ce n’est pas le cas pour les produits agissant sur la masse musculaire par exemple.

De plus, de nombreuses personnes pensent qu’un athlète ne peut pas réussir sans s’entraîner, même s’il se dope. Bien que cela puisse être vrai pour certains athlètes qui, comme Lance Armstrong, ont dominé leur discipline, le dopage a l’avantage de permettre des gains sans un entraînement intensif. Certaines hormones, comme les stéroïdes anabolisants, permettent d’augmenter la masse musculaire sans trop d’efforts.

Un exemple qui peut vous convaincre concerne les différences entre les filles et les garçons. À un jeune âge, les filles et les garçons ont une morphologie similaire. Cependant, dès que les jeunes garçons commencent à produire de la testostérone, ils prennent de la masse musculaire et se différencient grandement des filles, même sans une activité physique plus intense. Cela peut expliquer en partie le recours à des méthodes de dopage illégales : pouvoir se distinguer tout en menant une vie normale. Le dopage offre cette promesse alléchante !

Services mobiles de distribution de médicaments et méthodes de traitement

Il est malheureusement assez facile de trouver des produits dopants, car il existe des sites en ligne qui offrent tout ce dont un tricheur a besoin pour se doper. Cependant, ce qui fait vraiment la différence, c’est le protocole de dopage. Le protocole de dopage est essentiellement le plan d’entraînement du tricheur.
Il lui indique quels produits prendre, à quel moment et à quelle dose, afin de maximiser les effets des substances tout en évitant les contrôles antidopage. Les tricheurs jouent sur les limites autorisées des substances dans leur organisme, et certains chercheurs, médecins et entraîneurs peu scrupuleux ont même poussé les expérimentations afin d’être juste en dessous de la limite autorisée.

Le protocole de dopage indique également quelles substances associer pour limiter les effets secondaires. C’est pourquoi il a été découvert que certains athlètes dopés à l’extrême consommaient jusqu’à 70 médicaments par jour ! Il peut sembler surprenant de pouvoir trouver facilement des substances interdites, mais il est important de comprendre que tous les produits pris par les tricheurs sont à l’origine des médicaments. Contrairement aux drogues illégales, leur vente n’est pas interdite. C’est leur utilisation à des fins d’amélioration des performances qui est prohibée.

Les tricheurs du dopage se moquent-ils de nous avec leurs histoires incroyables ?

Il est souvent surprenant de constater les explications farfelues et incroyables que donnent les athlètes contrôlés positifs. On peut se demander à qui ils espèrent faire croire leurs histoires. Cependant, il faut comprendre que les dopés vivent constamment dans le mensonge et le déni. À force de s’enfoncer dans ces mensonges, ils finissent par y croire réellement.

De plus, les substances dopantes ont également un impact sur le corps et l’esprit, pouvant entraîner des troubles psychologiques. Cela explique pourquoi les histoires qu’ils racontent peuvent être aussi incroyables et rocambolesques, mais avec une sincérité déconcertante.

Le combat contre le dopage a-t-il une réelle chance de succès ?

Le dopage est un marché lucratif, rapportant environ 30 milliards d’euros par an à ceux qui le pratiquent et à ceux qui en tirent profit. En revanche, la lutte antidopage est coûteuse et ne génère aucun bénéfice.

Il est donc tentant de penser que le combat est perdu d’avance. En effet, la détection des substances dopantes n’est pas la solution idéale, car cela représente un coût élevé et de nouvelles substances apparaissent chaque année sur le marché du dopage.

Une approche différente consiste à combiner la géolocalisation avec la surveillance des constantes physiologiques. C’est le principe du passeport biologique, qui permet de détecter les modifications spécifiques chez chaque individu, révélant ainsi une possible utilisation de substances interdites.

Il est important de prendre conscience de deux éléments essentiels. Tout d’abord, le dopage ne concerne pas seulement les athlètes de haut niveau, mais aussi des sportifs amateurs ou de niveau plus modeste. De plus, il faut garder à l’esprit que les cas de dopage restent une minorité dans les pelotons des courses auxquelles nous participons.